Je me souviens... Certains dimanches, le dîner se transformait impromptu en "goûter dînatoire". L'info sortait tard ; elle était sans doute directement liée et inversement proportionnelle à l'envie de maman de préparer un vrai repas... Alors, en début de soirée, vers dix-neuf heures, on sortait ce qui traînait dans le frigo et les placards pour organiser un quasi pique-nique. L'original de la chose était de pouvoir à loisir mélanger sucré, salé, dans n'importe quel ordre et sans souci de la diététique.
En hiver, cela donnait des mélanges très étranges de chocolat au lait chaud et tartines de rillettes, de Floraline (délice de mon enfance, une fête authentique...) suivie d'un grignotis de saucisson. Si c'était l'été, on sortait la table de la cuisine
L'atmosphère était plus détendue, moins formelle ; on traînait un peu ; quelle que soit la composition du menu, l'impression de transgresser légèrement les règles habituelles était en elle-même tout à fait jouissive !
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