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07/02/10

Goûter dînatoire

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Je me souviens... Certains dimanches, le dîner se transformait impromptu en "goûter dînatoire". L'info sortait tard ; elle était sans doute directement liée et inversement proportionnelle à l'envie de maman de préparer un vrai repas... Alors, en début de soirée, vers dix-neuf heures, on sortait ce qui traînait dans le frigo et les placards pour organiser un quasi pique-nique. L'original de la chose était de pouvoir à loisir mélanger sucré, salé, dans n'importe quel ordre et sans souci de la diététique.

En hiver, cela donnait des mélanges très étranges de chocolat au lait chaud et tartines de rillettes, de Floraline (délice de mon enfance, une fête authentique...) suivie d'un grignotis de saucisson. Si c'était l'été, on sortait la table de la cuisine et l'affaire avait lieu dans le jardin, à la lueur du crépuscule tombant derrière les arbres de la rivière. Je garde en mémoire le goût des crack-pain Wasa, réservés à ce seul usage et sur lesquels on déposait sur une fine couche de mayonnaise des lamelles de champignons frais, de poivron, des radis, du fromage...

L'atmosphère était plus détendue, moins formelle ; on traînait un peu ; quelle que soit la composition du menu, l'impression de transgresser légèrement les règles habituelles était en elle-même tout à fait jouissive !
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05/02/10

Saint Valentin

A l'approche du 14 février et de la Saint Valentin, élargissez votre point de vue.
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Le Planetoscope entend vous dévoiler le "Cycle de l'Amour": ... les chiffres de l'Amour de A à Z, du coup de foudre à la rupture, en passant par le mariage, les cadeaux, les naissances, etc.
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Découvrez des statistiques étonnantes qui montrent l'Amour sous un angle inédit.
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Ainsi, le saviez-vous ?

- Au 19e siècle, le jour de la Saint-Valentin, on échangeait des billets doux. De nos jours, on échange plus volontiers des cartes : 1 milliard par an.

- En prenant en compte toutes les dépenses liées à un rendez-vous amoureux (nouveaux vêtements, déplacements, soins de beauté, coiffeur, bars et restaurants, cadeaux), le montant moyen des dépenses pour un premier rendez-vous est de 59 euros (75€ pour les hommes, 44€ pour les femmes).

- Au total, les dépenses liées à la recherche et à la rencontre d'un partenaire sont de 466 euros en moyenne par célibataire et par an (623€ pour les hommes contre 356€ pour les femmes).

- 256.000 mariages ont célébrés en 2009, soit 3,5% de moins qu'en 2008. Les couples choisissent de plus en plus le Pacs : deux Pacs ont été conclus pour trois mariages en 2009. Après tout juste dix années d’existence, plus de 700.000 Pacs ont déjà été signés.

- 2.304 euros sont dépensés chaque seconde pour l'achat... d'un service à caractère pornographique, soit près de 73 milliards d'€ annuels !
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Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du Planetoscope créé par mon ami JMB et bourré d'infos.
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01/02/10

Credo

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La foi peut soulever des montagnes,
mais c'est plus facile avec un bulldozer
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[Bette Glenn]

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30/01/10

' Departures '

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Film de Yôjirô Takita et mon DVD du mois.
Oscar 2009 du Meilleur Film en langue étrangère.

Synopsis : Après l'éclatement de l'orchestre dans lequel il jouait à Tokyo, Daigo retourne avec son épouse dans une province rurale du nord du Japon, et doit se reconvertir. L'annonce à laquelle il répond propose un emploi "d'aide aux départs" : il imagine une agence de voyages... Il s'agit en réalité d'une entreprise de pompes funèbres, et Daigo accepte l'emploi par nécessité financière. Plongé dans ce monde peu connu, il va découvrir les rites funéraires, tout en cachant à sa femme sa nouvelle activité, en grande partie taboue au Japon.

D'un sujet que l'on pourrait imaginer morbide et solennel, le réalisateur produit un film réellement émouvant, tout en finesse esthétique et non dénué d'humour... Le rituel japonais de préparation des corps est une véritable cérémonie, imprégnée de douceur et de symboles, bien différente de nos façons occidentales. Au fil de son apprentissage, Daigo révèle sa sensibilité, sa capacité de dévouement, ses fêlures.
En donnant du temps au temps, Yôjirô Takita nous permet aussi de relier tout ceci à notre histoire personnelle. Au-delà de la découverte "ethnologique", un autre film se joue en effet en filigrane, relatif à la filiation, à la famille, à l'amour parental.
Voici un an que j'attendais de voir ce film délicat, manqué lors de sa sortie en 2009. J'ai pu le regarder un soir de janvier, pelotonnée dans le canapé contre ma petite sœur qui m'avait apporté le DVD : c'était bien d'être toutes les deux pour affronter ainsi ensemble, l'évocation de ces perspectives familiales.
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22/01/10

L'Ombre du vent


Alors voilà : ça ne m'arrive pas souvent, mais je crois que je vais stopper la lecture de ce livre avant la fin ; en fait, avant même la moitié. Une fois de plus, j'aurais dû suivre mon intuition (j'avais feuilleté le recueil déjà plusieurs fois sans me laisser séduire) plutôt que la bande rouge et les piles en caisse chez le libraire : si "ça" c'est le "Prix du meilleur livre étranger", moi je suis la Vénus de Milo !

Autour d'un thème affiché potentiellement intéressant - la littérature, le livre ancien notamment et sa place dans une vie - j'ai absorbé un début d'histoire assez compliqué, tournant entre des caractères peu réalistes et dans une écriture finalement un peu ampoulée (peut-être est-ce lié à la traduction...?).

Restent les descriptions de la Barcelone de l'après guerre, parfois plaisantes en elles-mêmes : mais elles n'auront pas suffi à maintenir mon intérêt. Allez : au revoir !

21/01/10

Béatitude

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Bienheureux celui qui a appris à rire de lui-même :

il n'a pas fini de s'amuser !

[Joseph Folliet]
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18/01/10

Grippe VIP...

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* 90 personnes attrapent la grippe H1N1 et tout le monde veut porter un masque.
* 5 millions de personnes ont le Sida et personne ne veut porter de capote !!!
* 1000 personnes meurent de la grippe A dans un pays riche, c'est une pandémie.
* Des millions meurent du paludisme en Afrique, c'est leur problème...

[émis par un médecin du SMG Syndicat de la Médecine Générale]

17/01/10

"Promenade romantique à Venise"


Ce week end c'était : répétition - répétition - répétition (comme son nom l'indique...) pour le prochain spectacle de l'ensemble vocal Cori Spezzati, Samedi 23 janvier 2010 à Caen. En fait en banlieue de Caen, dans le cadre de la Saison Musicale d'Hérouville.

La recette :
- Prenez quinze à vingt pièces de musique, assez variées ; mêlez du vocal et du piano ; quelques solos.
- Entrelacez le programme musical de beaux textes d'écrivains, de préférence passionnés de Venise
- Sollicitez un comédien, ou mieux : une comédienne, créative et bien disposée
- Motivez les troupes : stimulez en particulier les cellules cognitives, elles devront enregistrer un max de trucs en deux jours
- Accordez le piano avant d'y arrimer une pianiste émérite
- Déroulez ensuite soigneusement l'ensemble des parties travaillées séparément au préalable, afin qu'elles puissent prendre corps
- Parsemez de quelques impatiences, de quelques pauses (point trop n'en faut) et d'un soupçon de fatigue déterminante
- A l'issue du week-end, laissez décanter sept jours pleins et servez sur place, le 23 janvier à 20h30, à grands renforts de pub locale.
- Dégustez !

[ Pour les habitués, ce spectacle est une adaptation de celui donné en Juin 2009 dans le cadre de la Vallée aux Loups (92), Maison de Chateaubriand.]
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16/01/10

Sabine Sicaud (1913-1928)

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Totale découverte de cette jeune poétesse, née en 1913 à Villeneuve-sur-Lot et qui disparut en 1928 d'une ostéomyélite. Le recueil "Poèmes d’enfant", préfacé par Anna de Noailles, est publié lorsqu’elle n'a que treize ans...
Après les chants émerveillés de l’enfance et de l’éveil au monde, est venue la souffrance, insupportable. La jeune fille continuera de marquer ses carnets de son écriture juvénile, jusqu'au moment où la maladie l'emportera.
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Le chemin de l'amour
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Amour, mon cher Amour, je te sais près de moi
Avec ton beau visage.
Si tu changes de nom, d'accent, de coeur et d'âge,
Ton visage du moins ne me trompera pas.
Les yeux de ton visage, Amour, ont près de moi
La clarté patiente des étoiles.
De la nuit, de la mer, des îles sans escales,
Je ne crains rien si tu m'as reconnue.
Mon Amour, de bien loin, pour toi, je suis venue
Peut-être. Et nous irons Dieu sait où maintenant ?
Depuis quand cherchais-tu mon ombre évanouie ?
Quand t'avais-je perdu ? Dans quelle vie ?
Et qu'oserait le ciel contre nous maintenant ?
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[ Sabine Sicaud ]
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Pour en découvrir davantage, consultez le blog que lui a consacré Guy Rancourt, un admirateur québécois : www.sabinesicaud.com
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15/01/10

medici.tv

Inauguré en mai 2008, le site www.medici.tv offre la possibilité de suivre en direct et gratuitement, de chez soi, des concerts des plus grands artistes dans tous les genres de musique classique : récitals, musique de chambre, concerts symphoniques et opéras.
Avant-hier par exemple, le pianiste russe Boris Berezowsky se produisait à l'Auditorium du Louvre.

Il suffit de s'inscrire en "créant un compte". La plateforme audiovisuelle permet de
réécouter les performances pendant deux mois environ : viser l'onglet "Playlist".

Plus de 100 concerts ont été diffusés depuis l'inauguration, grâce aux partenariats avec de grandes institutions : Festivals de Verbier, d'Aix en Provence, de Lucerne, de Saint Denis, Opéra de Paris, Salle Pleyel, TCE, etc.

On peut également, moyennant finances, télécharger les concerts échus mais aussi accéder à tout un patrimoine d'archives (Menuhin, Bernstein, Rostropovitch...), et à des documentaires sur interprètes ou compositeurs. Ceci s'appuyant sur le catalogue de Medici Arts, créateur du site, producteur et distributeur indépendant de programmes audiovisuels.

Bref, encore une belle ressource du Net au service de la musique et des talents !

14/01/10

Régime


Je me suis mis au régime :

en quatorze jours, j'ai perdu deux semaines.

[Joe Lewis]
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09/01/10

' Tetro '


Il faut - aller - voir - "Tetro", le film de Coppola !

Un film sur le père, sa présence, son absence, son importance.
Un film sur la rivalité, artistique, fraternelle, familiale, et les dommages que peut causer la trop grande lumière du succès... Un film sur les secrets de famille, les secrets tout court, et la façon dont ils détournent l'énergie créative du talent.
Tetro, au début du film : "L'amour dans ma famille, c'est un couteau dans le dos." ...

Des images fortes et pudiques à la fois, en demi-teinte, avec une photo majestueuse, alternance inhabituelle de noir & blanc pour l'actualité et de couleurs pour les flashes-back...
Le tout porté par des acteurs tout simplement excellents : Vincent Gallo (une vraie découverte pour moi !), Alden Ehdenreich (un petit nouveau), Maribel Verdu.

Et pour nous, magie de retrouver ainsi l'Argentine un an plus tard : Buenos Aires, la grande ville, mais surtout les ruelles de La Boca, le tango argentin, les petits bols de maté dégustés au coin des bistros, le port... et les immenses glaciers de Patagonie !

06/01/10

A vos rires !


" Y a du cœur dans la joie, y a des perles à en faire dégringoler la lumière. Les fondements se font déraisonnables, on secoue à grands coups et ... galipettes ! Mille billes dévalent à grandes trombes. Pas besoin de se serrer la main, de s'embrasser, ni de se faire la courbette : un coup de rire de magie, et c'est parti !
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Le rire m'a valu bien des commentaires, des histoires de famille, des retournements au cinéma, au restaurant, dans les dîners ; ça étonne. Mais moi je suis étonnée que ça étonne. Je suis vivante ! La vie est faire pour résonner (et non raisonner).
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Mais j'avoue que je ne me sens pas responsable (coupable ?), ça me prend, ça vient et parfois moi aussi je me regarde comme un étranger. Est-ce vraiment moi, là ? Quand j'en vois un ou une qui est pris du même langage, j'ai la compassion familiale : y a des rires qu'on reconnaît car ils naissent en chantant ; ils sont de l'indicible, du retournement, de l'enchantement, ils viennent comme un haut point de vérité ! Alors je vous invite : à vos rires ! Un rire qui prend racine dans le cœur. C'est quand les fenêtres sont ouvertes que l'air passe.
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Prenez garde au son, il ne trompe pas, bien timbré, à soi, pas d'imitation, pas d'intimidation. Un cri du cœur, une signature de l'être, un infini d'enfance. Faites bien attention, qui rit de quoi, c'est un révélateur d'âme. Un rire ne se cherche pas, il se trouve, il est trouvé ! La déferlante prend d'un coup, elle vous emmène dans le serpent de votre colonne, à faire rebondir les vers de terre.
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J'ai toujours eu un faible pour y aller. A gorge déployée, on peut se laisser aller à la liberté, faire vibrer toutes les cavités de son corps. Les rieurs sont des chahuteurs à grandes voix. Le vrai rire n'a pas de moquerie, il n'a que la nostalgie. Il élève au soleil, c'est un partageur d'émotions, d'humanité, de besoin de vivre. Après vient le sourire, vient le bonheur d'avoir été sur la pointe, tout en haut d'un monde imaginé, vu, entendu, reconnu ! "

Juliette Binoche [ De vous à moi - Figaro madame ]
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03/01/10

Bonheur

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Bonheur : ce soir, j'ai mis deux couverts de petit-déjeuner !
Mon homme rentre à l'aurore, du bout du monde :
Douze jours sans se voir...

Ainsi Noël et puis l'an neuf m'ont laissée patienter,
imaginer, espérer, reporter, fêter, désirer, vivre,
et retrouver le plaisir de l'attente.

Chance, parmi tant d'autres,
d'être pourtant certaine de l'issue.
Demain matin, café pour deux !

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01/01/10